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Des lieux de pèlerinages

Un pèlerinage est un voyage effectué par un croyant vers un lieu de dévotion, vers un endroit tenu pour
sacré selon sa religion. Le mot pèlerinage vient du latin peregrinatio et signifie voyage à l'étranger ou
séjour à l'étranger.
Le déplacement des hommes et des femmes, généralement à pied, vers des lieux où ils entrent en contact
avec le sacré est une pratique qui apparaît dans de très nombreuses cultures jusqu'à nos jours.
Le pèlerinage est un phénomène quasi universel de l'anthropologie religieuse. Le pèlerin rencontre le surnaturel
en un lieu précis où il participe à une réalité autre que la réalité profane.

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Des Saintes
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Des lieux de pèlerinages
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Divers

Quelques lieux de pèlerinages sur nos timbres :

 


Année : 1930
Numéro : 260
Mont St Michel
Le Mont Saint Michel

Le Mont-Saint-Michel est une commune française, située dans le département de la Manche et la région Basse-Normandie. Elle tire son nom d'un îlot rocheux dédié à saint Michel et où s'élève aujourd'hui l'abbaye du mont Saint-Michel.

L'architecture du mont Saint-Michel et sa baie en font le site touristique le plus fréquenté de Normandie et le premier de France (hors Île-de-France) avec quelque 3 000 000 visiteurs chaque année. Une statue de saint Michel placée au sommet de l'église abbatiale culmine à 170 mètres au-dessus du rivage. Classé monument historique en 1874, le site figure depuis 1979 sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO.

   

Année : 1933
Numéro : 290
Le Puy en Velay
Le Puy en Velay

Le-Puy-en-Velay se situe au centre du département de la Haute-Loire, au sud-est de la région Auvergne. La ville est à 550km de Paris, 130km de Clermont-Ferrand et 81km de Saint-Étienne.
Malgré son appartenance à la région Auvergne, le Puy-en-Velay regarde plus vers la région Rhône-Alpes voisine et plus particulièrement vers Saint-Étienne que vers Clermont-Ferrand.
En 1095, le pape Urbain II désigne l’évêque du Puy, Adhémar de Monteil comme légat pour la première croisade.
Voici ce que la tradition rapporte : au Ve siècle, sous l’inspiration de Marie, une femme souffrant de fièvre se rend en un lieu dominant la région et s’allonge sur une antique table de pierre. Appuyée sur la foi et la prière de Marie, elle fut guérie. Une église a été bâtie en ce lieu, puis une cathédrale au XIe-XIIe siècle
Ses portes étaient largement ouvertes aux pèlerins, comme en témoigne le privilège concédé par l’évêque Bertrand de Chalançon, en 1210, de fabriquer et vendre les insignes de pèlerinage dans l’église Sainte-Claire, et les coquilles découvertes au cimetière du Clauzel où étaient ensevelis ceux qui décédaient dans cet hôpital.
Outre son pèlerinage, Le Puy doit aussi une partie de sa prospérité à sa dentelle, mentionnée pour la première fois en 1408.
Fidèle à sa foi catholique, Le Puy résista toujours victorieusement aux attaques des Huguenots cévenols
L’église Sainte-Claire était le siège d’une confrérie Saint-Jacques érigée à la fin du XVIe siècle.
À la Révolution, le Velay suivit le sort de toutes les anciennes provinces françaises et devint, sous l’Empire, le département de la Haute-Loire avec Le Puy comme chef-lieu.
En 1998, l’UNESCO l’a inscrit au patrimoine mondial de l’humanité en raison de son rayonnement sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle (Un des premiers pèlerins connus est Godescalc, évêque du Puy, parti en pèlerinage en 951). Le sanctuaire vient d’être entièrement restauré (1994-1998).

   

Année : 1946
Numéro : 759
Vézelay
Vézelay

La cité de Vézelay doit son origine à une abbaye bénédictine. Un moine est envoyé à Saint-Maximin en Provence pour ramener les reliques de Marie-Madeleine.
En 878 Le pape Jean VIII dédicace la première église carolingienne du monastère, dont la crypte subsiste de nos jours.
Sur la route qui mène à Vézelay, la croix Montjoie symbolise la joie du pèlerin apercevant pour la première fois la basilique.
Située sur la route de Saint-Jacques-de-Compostelle, les pèlerins y passent encore de mars à octobre.
En effet, c'est à pied qu'il faut rejoindre ce haut lieu de la chrétienté du Moyen Âge, lieu de pèlerinage important sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle, dont le tympan du narthex de la basilique est un des chefs-d'œuvre de la sculpture romane.
L'abbé Geoffroy expose les reliques de Marie-Madeleine. Des miracles se produisent. Les pèlerins affluent et font de Vézelay une étape sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle.
En 1217, l'abbatiale est prise en charge par les premiers franciscains venus d'Italie, qui y construisirent un couvent . "L'église désignée sous le nom de chapelle Saint-Fiacre, subsiste encore.
La Cordelle
 : située sur le flanc nord de la Colline (à gauche de la Basilique lorsqu'on en regarde la façade), à mi-pente en direction du village d'Asquins, la chapelle Sainte-Croix dénommée aujourd'hui "La Cordelle", a été construite dans l'année qui a suivi la prédication de la seconde croisade en 1146 par saint Bernard. ;
En 1790, l'abbatiale de Sainte Marie-Madeleine devient une simple église paroissiale. L'abbaye, vendue à la Révolution a servi de carrière de pierres, il n'en reste pratiquement rien. De l'abbaye il reste cependant la salle capitulaire en bon état de conservation, servant aujourd'hui de chapelle et le long de cette salle quelques arcades du cloître.
En effet, l'église avait subi bien des dommages avec le saccage par les Huguenots en 1569, les sculptures du tympan avaient été martelées aux alentours de 1793 et la foudre s'est abattue en 1819 sur la tour Saint-Michel. La restauration s'achève en 1876 par la remise des reliques de Sainte Marie-Madeleine et le rétablissement des pèlerinages, qui seront de nouveaux arrêtés en 1912.
Enfin en 1920, Sainte Marie-Madeleine est érigée au rang de basilique et les pèlerinages peuvent enfin reprendre.
Ce n'est qu'en 1979 que la basilique rentrera dans le patrimoine mondial de l'UNESCO.
Aujourd'hui, les Fraternités Monastiques de Jérusalem ont en charge l'animation spirituelle de la basilique.

   

Année : 1946
Numéro : 763
Rocamadour
Rocamadour

Rocamadour possède un pèlerinage très ancien à la Vierge Marie sous l'apparence d'une Vierge noire dont le corps était autrefois couvert de plaques d'argent, puis d'un manteau, comme Notre Dame du Puy ou Notre Dame de la Daurade à Toulouse. Cette statue est dans l'une des chapelles dans les sanctuaires à pic, sur les gorges de l'Alzou.
De dimension européenne comme l'atteste le Livre des miracles du XIIe siècle, il perdit en notoriété après le passage iconoclaste de mercenaires protestants en 1562. Une nouvelle fois pillé sous la Révolution, les sanctuaires de Rocamadour furent entièrement restaurés au XIXe siècle, ce qui leur évita une ruine complète.
L'épreuve finale de ce pèlerinage consistait à gravir à genoux les 216 marches conduisant à la cité religieuse (qui comprend 7 églises, et 12 autres que les restaurations du XIXe siècle n'ont pu relever). Enfin parvenus à l'intérieur des sanctuaires après cette ascension, les pèlerins laissaient en ex-voto divers objets. Les plus connus restent les fers de condamnés libérés de leurs chaînes, les bateaux de marins sauvés et reconnaissants, ou les plaques de marbre gravées et accrochées au mur de la chapelle aux XIXe siècle et XXe siècle.
Bien plus que les reliques du corps d'Amadour, le succès du site vint des miracles de la Vierge noire dont la cloche miraculeuse signalait, par son tintement, le sauvetage en mer de marins. Cette reconnaissance du monde des marins valut à Notre Dame de Rocamadour d'être vénérée dans plusieurs chapelles comme au Finistère ou au Québec.

   

Année : 1954
Numéro : 976
Lourdes
Lourdes

Centre de pèlerinage catholique, elle accueille chaque année plus de 6 millions de pèlerins ou visiteurs venus du monde entier dont plus ou moins 60 000 malades et invalides.
Lourdes fête depuis le 8 décembre 2007 et jusqu'au 8 décembre 2008 le 150e anniversaire des Apparitions de la Vierge Marie à Bernadette Soubirous en 1858. La ville attend près de 10 millions de pèlerins et la visite du Pape Benoît XVI .
En 1858, la Vierge apparaît à plusieurs reprises à Bernadette Soubirous dans la Grotte de Massabielle, proche du Gave de Pau à l'ouest de la ville. Une certaine ferveur s'empare alors des habitants des environs qui viennent visiter la grotte, alors transformée en chapelle. Les autorités déclarent alors ce lieu de culte comme non autorisé : l'accès à la grotte est fermée par une barricade et son accès interdit par arrêté municipal. Il est retiré début octobre 1858 après l'appréhension de plusieurs centaines de personnes, dont des religieux. En 1862 les Apparitions sont reconnues officiellement par Mgr Laurence, évêque de Tarbes. Les travaux des sanctuaires débutent la même année au niveau de la grotte, puis se poursuivent par la crypte qui est achevée en 1866.
Il faudra cependant plusieurs dizaines d'années pour que la ville devienne cité mariale. A l'ouest du château, entre le gave, les sanctuaires et le château, la cité mariale va se développer. La municipalité de Lourdes, sous la pression des autorités religieuses et malgré l'opposition locale, va devoir élargir les rues de la ville médiévale, et construire le boulevard de la Grotte (1879-1881), contournant le château par le nord et menant aux sanctuaires. Les terrains sont alors lotis, avec construction de boutiques et d'hôtels pour accueillir les pèlerins.
A la fin du XIXe siècle, Lourdes se dote d'une nouvelle église paroissiale. L'ancienne, dédiée à Saint-Pierre, est rasée en 1904. Le mobilier en est transféré au château. Lourdes devient alors progressivement le lieu de pèlerinage catholique international que l'on connaît aujourd'hui avec Fátima, Rome, Czestochowa et Guadalupe.
Le Pape Jean-Paul II est venu deux fois en pèlerinage à Lourdes (en 1983 et en 2004).

   

Année : 1958
Numéro : 1150
Lourdes
Lourdes

2ème timbre
édité pour le centenaire des apparitions

Voir ci-dessus année 1954 n° 976

   

Année : 1960
Numéro : 1268
Basilique de Lisieux et
statue de Sainte Thérèse
Basilique Sainte Thérèse de Lisieux

À sa mort, Thérèse de Lisieux est quasi inconnue. Ses obsèques sont célébrées en présence d'une petite trentaine de personnes. Très vite pourtant, sa tombe devient un lieu de pèlerinage.
Lors de l’introduction de sa cause en béatification, le 10 juin 1914, la supérieure de son monastère exprime d'abord sa surprise. Néanmoins, elle est béatifiée le 29 avril 1923 et canonisée le 17 mai 1925 par Pie XI qui l'appelle l'étoile de son pontificat. Son rayonnement s'accroît si rapidement qu'il faut trouver une solution à l'accueil des pèlerins : on édifie à cet effet l'immense basilique Sainte-Thérèse de Lisieux à partir de 1929. En effet, la dévotion à la nouvelle sainte attirait rapidement des foules de plus en plus importantes.
Ce projet, lancé par l'évêque de Bayeux et Lisieux, Mgr Lemonnier, reçut le soutien total du pape Pie XI qui avait placé son pontificat sous le signe de Sainte-Thérèse.
Précédé d'un vaste parvis, le monument se trouve sur une colline, en limite de la cité qu'il domine de sa masse imposante. Il a été entièrement financé par des dons et souscriptions spécifiques venus du monde entier.
Les travaux ont été commencés le 30 septembre 1929. Le monument ne sera terminé que le 11 juillet 1954 à cause de la seconde guerre mondiale. Le style composite (dit romano-byzantin) est fortement inspiré de celui de la basilique du Sacré-Cœur à Paris. La basilique a été consacrée en 1937, en présence du cardinal Pacelli, légat du pape et futur Pie XII.
Thérèse est proclamée sainte patronne secondaire de la France en 1944 par Pie XII.
Le 19 octobre 1997, Thérèse, patronne des Missions, est proclamée docteur de l'Église par Jean-Paul II.

   

Année : 1966
Numéro : 1482
Millénaire du Mont Saint Michel
Millénaire du Mont Saint Michel

2ème timbre

Voir ci-dessus année 1930 n°260

   

Année : 1981
Numéro : 2134
Basilique sainte-Anne d'Auray
Basilique sainte-Anne d'Auray

La commune de Sainte-Anne-d'Auray est le principal lieu de pèlerinage de la Bretagne. On y vient depuis 1625, date d'apparition de Sainte Anne, grand'mère maternelle de Jésus, à Yves Nicolazic. Tous les étés, le 26 juillet, un pèlerinage y a lieu : le pardon de Sainte Anne.
Le culte de Sainte Anne en ce pays d'Auray est lié historiquement à la première évangélisation de l'Armorique, aux 7ème et 8ème siècles. Selon certaines hypothèses, "Ana" était le nom d'une divinité celtique vénérée auparavant dans ces régions, ce qui aurait, semble-t-il favorisé l'extension du culte de la Mère de Marie.

Sainte Anne est donc devenue patronne de la Bretagne. Presque toutes les églises bretonnes ont leur statues de Sainte Anne et bon nombre de chapelles, de villages et de lieux-dit sont placés sous son vocable. Les Bretons, au fil des siècles, ont instaurés de nombreux pardons (pélerinages) dont le plus important est celui de Sainte-Anne d'Auray.
On compte une moyenne de 800.000 pèlerins par an à Sainte-Anne-d'Auray.
Jean-Paul II y est venu en pèlerinage le 20 septembre 1996 où il a rassemblé 150.000 personnes.

   

Année : 1998
Numéro : 3165
Le Mont Saint-Michel
Le Mont Saint-Michel

3ème timbre

Voir ci-dessus année 1930 n°260

   

Année : 2002
Numéro : 3506
Notre-Dame de la Salette (Isère)
Notre-Dame de la Salette (Isère)

Notre-Dame de La Salette est le vocable sous lequel est appelée la Vierge Marie à l'occasion d'apparitions dans la commune et la paroisse de La Salette-Fallavaux, près de Corps dans le département de l'Isère. La Sainte Vierge y serait apparue le 19 septembre 1846 à deux enfants, Maximin Giraud et Mélanie Calvat.
Mgr de Bruillard déclara le 16 novembre 1851 que l'apparition de la Vierge était certaine et autorisa le culte de Notre-Dame de La Salette.
La première pierre d'une grande église fut solennellement posée sur la montagne de la Salette, le 25 mai 1852, devant une grande assemblée de fidèles. Cette église, plus tard promue au rang de basilique, fut desservie par des religieux appelés missionnaires de la Salette.

(Les missionnaires de la Salette sont implantés dans divers pays du monde et notamment à Madagascar depuis plus de 100 ans. Ils viennent en aide à la population locale. Une association a été crée et récupère entre autres des timbres neufs et oblitérés afin de leur venir en aide : www.smam.info)

   

Année : 2006
Numéro : 3924
Monuments du
patrimoine mondial

Mont Saint Michel
Le Mont Saint-Michel

4ème timbre

Voir ci-dessus année 1930 n°260

   

Année : 2006
Numéro : 3950
Lourdes
Lourdes

3ème timbre

Voir ci-dessus année 1954 n° 976

 

 

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