
Année : 1951
Numéro : 882
Tricentenaire de la naissance de Saint
Jean -Baptiste de la Salle (1651-1719) |
Saint Jean -Baptiste de la Salle (1651-1719)
Fête
le 7 avrilNé à Reims dans une
famille bourgeoise, il est chanoine à 16 ans au chapitre
de la cathédrale. Son avenir est assuré. Il est jeune
séminariste quand il doit prendre en charge ses six
frères et soeurs plus jeunes, à la mort de ses parents.
A cause de ces responsabilités familiales, il hésite à
poursuivre jusqu'au sacerdoce. Poussé par son père
spirituel, il accepta de devenir prêtre à 27 ans. L'éducation
de la jeunesse le passionne. Il ouvre des écoles
gratuites pour les petites filles puis pour les petits
garçons. Pour les éduquer, il fonde une congrégation :
les Frères des Ecoles chrétiennes. Pour s'y consacrer,
il renonce à sa charge de chanoine qui lui assurait des
ressources et distribue aux pauvres sa part d'héritage.
Le bon bourgeois rémois partagera désormais la
pauvreté de ses frères. Malgré les procès que lui
font les maîtres d'écoles pour concurrence illicite,
malgré les contradictions à l'intérieur même de son
Ordre, saint Jean-Baptiste poursuit son oeuvre, inventant
une spiritualité et une pédagogie nouvelles. C'est
ainsi que l'apprentissage de la lecture se fait dans ses
écoles, non sur le latin, mais sur le français !
Au milieu des tribulations, l'oeuvre s'étend à travers
la France et aujourd'hui encore, à travers le monde. Il
meurt un Vendredi Saint, lui dont le coeur, des années
durant, avait été transpercé par les trahisons et les
calomnies. Le Pape Pie XII l'a déclaré "patron de
tous les éducateurs chrétiens."
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Année : 1953
Numéro : 945
Saint Bernard 8ème centenaire de sa mort
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Saint Bernard
Fête
le 20Août
Bernard de Fontaine, abbé de Clairvaux (1090,
château de Fontaine-lès-Dijon, Dijon 20 août 1153,
abbaye de Clairvaux) est un moine et réformateur
français. Il recherche par amour du Christ la
mortification la plus dure, Bernard fait preuve, toute sa
vie durant, d'une activité inlassable pour instruire ses
moines de Clairvaux comme pour émouvoir et entraîner
les foules. C'est aussi un conservateur, qui se
positionne en réaction contre les mutations de son
époque (la « renaissance du XIIe siècle »),
marquée par une profonde transformation de l'économie,
de la société et du pouvoir politique. Il est canonisé
par l'Église catholique en 1174 et devient ainsi saint
Bernard de Clairvaux.
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Année : 1958
Numéro : 1187
Au profit de la Croix-Rouge
Saint Vincent de Paul
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Saint
Vincent de Paul
Fête
le 27 septembreNé
à Pouy (actuelle Saint-Vincent-de-Paul), près de Dax,
en 1581. Fils d'un paysan de Gascogne, Vincent de Paul
expérimente dès son enfance les conditions d'existence
des plus démunis. Après des études de théologie à
Dax et à Toulouse, il est ordonné prêtre en 1600, à l'âge
de 19 ans, à Château-l'Évêque en Dordogne.
Curé de Clichy, puis de Châtillon-les-Dombes, dans l'Ain
en 1617, avec les dames aisées de la ville, il fonde les
Dames de la Charité pour venir en aide aux
pauvres par leurs ressources.
Grâce au soutien financier de madame de Gondi, il fonda,
en 1625, la Congrégation de la Mission. Vouée à l'évangélisation
des pauvres des campagnes, la congrégation prendra le
nom de Lazaristes lorsqu'elle s'installera dans l'ancien
prieuré Saint-Lazare à Paris, en 1632. Vincent de Paul,
qui formera de nombreux prêtres, crée un séminaire de
la Mission. Les premiers Lazaristes seront envoyés à
Madagascar en 1648.
En 1633, il fonde la Compagnie des Filles de la Charité.
Les Filles de la Charité, aussi appelées Surs
de saint Vincent de Paul, sont vouées au service des
malades et au service corporel et spirituel des pauvres ;
il en confie la formation à Louise de Marillac. Cette
institution est à l'origine de l'hôpital des Enfants-Trouvés
de Paris.
Louis XIII l'appela pour mourir dans ses bras le 14 mai
1643
Il est ensuite nommé au "Conseil de Conscience"
(Conseil de Régence pour les affaires ecclésiastiques)
par la régente Anne-d'Autriche dont il est le confesseur.
Il fonde encore un hospice pour les vieillards, qui
deviendra l'hôpital de la Salpêtrière en 1657.
Décédé le 27 septembre 1660, Vincent est proclamé
saint par le pape Clément XII, le 16 juin 1737.
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Année : 1959
Numéro :1191
Centenaire de la naissance
de Charles de Foucault
apotre du Sahara (1858-1916)
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Bienheureux Charles de Foucault
Fête
le 1er décembreCharles
de Foucauld (Frère Charles de Jésus) naquit à
Strasbourg, en France, le 15 septembre 1858. Orphelin à
six ans, il fut élevé, avec sa soeur Marie, par son
grand-père, dont il suivit les déplacements dus à sa
carrière militaire.
Adolescent, il s'éloigna de la foi. Connu pour son goût
de la vie facile, il révéla cependant une volonté
forte et constante dans les difficultés. Il entreprit
une périlleuse exploration au Maroc (1883-1884). Le
témoignage de la foi des musulmans réveilla en lui la
question de Dieu: "Mon Dieu, si vous existez,
faites que je vous connaisse".
De retour en France, touché par l'accueil affectueux et
discret de sa famille profondément chrétienne, il se
mit en quête. Guidé par un prêtre, l'abbé Huvelin, il
retrouva Dieu en octobre 1886. Il avait 28 ans. "Aussitôt
que je crus qu'il y avait un Dieu, je compris que je ne
pouvais faire autrement que de ne vivre que pour lui".
Un pèlerinage en Terre Sainte lui révéla sa vocation:
suivre Jésus dans sa vie de Nazareth. Il passa sept
années à la Trappe, d'abord à Notre-Dame des Neiges,
puis à Akbès, en Syrie. Il vécut ensuite seul dans la
prière et l'adoration près des Clarisses de Nazareth.
Ordonné prêtre à 43 ans (1901), il partit au Sahara, d'abord
à Beni-Abbès, puis à Tamanrasset parmi les Touaregs du
Hoggar. Il voulait rejoindre ceux qui étaient le plus
loin, "les plus délaissés, les plus abandonnés".
Il voulait que chacun de ceux qui l'approchaient le
considère comme un frère, "le frère universel".
Il voulait "crier l'Évangile par toute sa vie"
dans un grand respect de la culture et de la foi de ceux
au milieu desquels il vivait. "Je voudrais être
assez bon pour qu'on dise: Si tel est le serviteur,
comment donc est le Maître?".
Le soir du 1 décembre 1916, il fut tué pas une bande
qui avait encerclé sa maison.
Il avait toujours rêvé de partager sa vocation avec d'autres:
après avoir écrit plusieurs règles religieuses, il
pensa que cette "vie de Nazareth" pouvait être
vécue partout et par tous. Aujourd'hui, la "famille
spirituelle de Charles de Foucauld" comprend
plusieurs associations de fidèles, des communautés
religieuses et des instituts séculiers de laïcs ou de
prêtres.
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Année : 1967
Numéro : 1539
Louis IX (Saint Louis) (1214-1270) |
Saint Louis
Fête
le 25 aoûtLouis IX de France,
plus connu sous le nom de Saint Louis, est né le
25 avril 1214 à Poissy, et mort le 25 août 1270 à
Tunis. Grâce aux Chroniques écrites par Joinville, ami
très proche du Roi, la mémoire populaire française
garde de Louis IX l'image d'un souverain rendant la
justice à l'ombre d'un vieux chêne proche de son
château à Vincennes. Saint Louis a en effet frappé ses
contemporains par son sens de la justice, sa profonde
piété et sa grande charité envers les pauvres.
A vingt ans, il épouse Marguerite de Provence et leur
amour sera tendre et fidèle. Quand il part pour
délivrer la Terre Sainte en 1248, il s'embarque avec
elle. Le roi est fait prisonnier. Une fois libéré et
rentré dans son royaume, il y entreprend de grandes
réformes en particulier l'interdiction du duel
judiciaire.
Il fonde des hôpitaux et des monastères. Il réalise
son grand projet : construire la Sainte-Chapelle comme
une châsse de lumière et de vitraux destinée à
recueillir des reliques, surtout la Couronne d'épines
qu'il a acquise auprès de l'empereur latin de
Constantinople. Il donne à sa soeur, la bienheureuse
Isabelle, le terrain de Longchamp pour y fonder une
abbaye de religieuses de Sainte-Claire.
Son royaume connaît une période de plein développement
culturel, intellectuel et théologique. Saint Louis aime
recevoir à sa table saint Bonaventure et saint Thomas d'Aquin.
Avec Robert de Sorbon, il fonde la Sorbonne (1257). Il
suit avec attention l'achèvement de la cathédrale Notre-Dame
et surtout les grandes rosaces (1255) et les porches.
Son plus grand souci est de pacifier, de réconcilier les
ennemis et d'éteindre les conflits, en particulier entre
la France et l'Angleterre (1258). Mais il rêve de
retourner en Terre Sainte et de convertir le sultan d'Egypte.
Il n'ira pas plus loin que Carthage, l'actuelle Tunis. La
maladie a raison de lui le 25 août 1270.
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Année : 1974
Numéro : 1784
Personnages célèbres. Saint-Louis Marie
Grignon.
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Saint Louis Marie
Grignon de Montfort
Fête
le 28 avril
Aîné des dix-huit enfants d'un avocat
breton, Louis naît à Montfort près de Rennes. A 19 ans,
il entre au séminaire Saint-Sulpice de Paris.
Prêtre en 1700, il devient aumônier de l'hôpital de
Poitiers. Il partage la table des pauvres malades et
regroupe les jeunes filles désireuses de servir les
pauvres. Parmi elles, Marie-Louise Trichet, fille d'un
haut magistrat qui, lui, ne l'entend pas de cette oreille.
Les réformes de Louis-Marie indisposent la bourgeoisie
de la ville qui le congédie de l'hôpital. Mais les
missions attirent Louis-Marie. Il se rend à Rome pour
demander d'être envoyé au loin. Le Pape l'envoie ... en
France comme prédicateur des missions paroissiales. Là
encore il déchaîne l'enthousiasme des uns et la colère
des autres :"Monsieur de Montfort est fou."
Entièrement voué à la Mère de Dieu, il écrit "l'Amour
de la Sagesse éternelle" et surtout "le
Traité de la vraie dévotion à Marie." Il mène
les foules à Jésus par Marie.
Vient le temps des fondations. Les jeunes filles de l'hôpital
de Poitiers deviennent l'oeuvre des "Filles de la
Sagesse". Il rêva aussi d'une petite compagnie de
prêtres pour les missions populaires : les Missionnaires
de la "Compagnie de Marie" qui ne verront le
jour qu'après sa mort.
Saint Montfort est reconnu aujourd'hui comme Fondateur de
trois congrégations religieuses : les Pères
Missionnaires Montfortains, appelés à l'origine "Compagnie
de Marie", les Filles de la Sagesse et les Frères
de saint Gabriel.
Il meurt à 43 ans, épuisé par la fatigue et les
pénitences, à Saint-Laurent-sur-Sèvre (Vendée) où il
avait établi le foyer de ses activités et où le pape
Jean-Paul II est venu en pèlerinage en septembre 1996.
Il a été canonisé en 1947.
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Année : 1980
Numéro : 2086
Europa. Saint Benoit (480-547). |
Saint Benoit
Fête
le 11 juillet
C'était un jeune noble de Nursie en
Ombrie. A 15 ans, on l'envoie à Rome faire ses études,
accompagné de sa nourrice. Rome est terrible aux âmes
pures : tentations charnelles, tentations intellectuelles
et politiques.
Benoît s'enfuit, car c'est "Dieu seul" qu'il
cherche et il ne veut pas courir le risque de le perdre.
Il aboutit à une caverne de Subiaco où un ermite
accepte de lui servir de guide dans sa quête de Dieu.
Benoît y médite de la meilleure façon de vivre pour
trouver Dieu. Mais il est difficile de passer inaperçu
quand on rayonne de sainteté.
Les moines d'un monastère voisin l'invitent à devenir
leur Père abbé. Bien mal leur en a pris : il veut les
sanctifier et les réformer. Ils en sont décontenancés
et tentent de l'empoisonner.
Il retourne à sa caverne de Subiaco où des disciples
mieux intentionnés viennent le rejoindre. Il les
organise en prieuré et c'est ainsi que va naître la
Règle bénédictine. La jalousie d'un prêtre les en
chasse, lui et ses frères, et ils se réfugient au Mont-Cassin
qui deviendra le premier monastère bénédictin.
Il y mourra la même année que sa soeur sainte
Scholastique. Emportées au Moyen Age d'une manière
assez frauduleuse, leurs reliques sont désormais sur les
bords de la Loire, à Fleury sur Loire, devenu Saint
Benoît sur Loire.
Saint patron de l'Europe: "Messager de paix,
fondateur de la vie monastique en Occident...
Lui et ses fils avec la Croix, le livre et la charrue,
apporteront le progrès chrétien aux populations s'étendant
de la Méditerranée à la Scandinavie, de l'Irlande aux
plaines de Pologne" (Paul VI 1964)
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Année : 1982
Numéro : 2198
800èm anniversaire de la naissance de
Saint-François d'Assise
(1181-1226) |
Saint François d'Assise
Fête
le 4 octobreNé à
Assise au foyer de Pierre Bernardone et de Dame Pica,
François vit d'abord une jeunesse folle. Participant à
la guerre entre Assise et Pérouse, il est fait
prisonnier. Plus tard, parti pour une autre guerre, il
entend une voix lui dire :" Pourquoi sers-tu le
serviteur et non le maître ?" C'est pour lui le
début d'une nouvelle existence. Rentré à Assise,
"le roi de la jeunesse" se tourne vers les
pauvres et les lépreux. Il a 24 ans. Dans la chapelle de
Saint Damien, il entend le grand crucifix lui dire:
"Répare ma maison qui, tu le vois, tombe en ruines."
Le voilà transformé en maçon. Pour réparer la
chapelle, il dépense l'argent de son père qui l'assigne
devant l'évêque. Il se dépouille alors de tous ses
vêtements en déclarant qu'il n'a d'autre père que
celui qui est aux cieux.
Un matin, il entend l'évangile de l'envoi en mission des
disciples. Appliquant l'Evangile à la lettre, il
parcourt la campagne, pieds nus et une corde pour
ceinture, en annonçant: "Que le Seigneur vous donne
sa paix." Des compagnons lui viennent et il leur
rédige une Règle faite de passages d'Evangile. Quand
ils seront douze, ils iront à Rome la faire approuver
par le Pape Innocent III.
Parallèlement, Claire Favarone devient la première
clarisse.
Pour les laïcs, il fonde un troisième Ordre, appelé
aujourd'hui "la Fraternité séculière." Il
envoie ses frères de par le monde et lui-même rencontre
le sultan à Damiette pour faire cesser la guerre entre
chrétiens et musulmans. A son retour, il trouve l'Ordre
en grandes difficultés d'unité. Il rédige une nouvelle
Règle et se retire, épuisé, sur le mont Alverne où il
reçoit les stigmates du Christ en croix. Il connaît
ainsi dans son coeur l'infini de l'amour du Christ
donnant sa vie pour les hommes. En 1226, au milieu de
très grandes souffrances, il compose son "Cantique
des Créatures" et le 3 octobre, "nu, sur la
terre nue", il accueille "notre soeur la mort
corporelle."
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Année : 1986
Numéro : 2418
Bicentenaire de la naissance de Saint JMB
Vianney (1786-1859)
curé d'Ars |
Saint Jean Marie Vianney
Fête
le 4 aoûtJean-Marie
Vianney a grandi en pleine période de troubles
révolutionnaires, c'est à dire aussi de persécution
religieuse. Ainsi, Jean-Marie recevra sa première
communion dans la clandestinité. Le jeune campagnard,
qui n'a jamais fréquenté l'école, voudrait devenir
prêtre mais son père est réticent. A vingt ans, il
commence ses premières études, mais il est si peu doué
pour les études que le séminaire de Lyon, où il a fini
par entrer, décide de le renvoyer. Il parvient quand
même à se présenter à l'ordination sacerdotale à
Grenoble. Après un premier ministère à Ecully, il est
nommé curé dans une petite paroisse de 230 habitants :
Ars, à 40 km de Lyon. Il y restera jusqu'à sa mort. Sa
bonté, la joie dont il rayonne, ses longues heures de
prière devant le Saint-Sacrement, impressionnent peu à
peu ses paroissiens. Pour écouter, réconforter et
apaiser chacun, il reste jusqu'à seize ou dix huit
heures par jour au confessionnal. Pendant les dernières
années de sa vie, jusqu'à 100.000 pélerins viendront
chaque année pour entendre une parole de réconfort et
de paix de la part de ce curé ignorant de tout, mais non
pas du coeur des hommes ni de celui de Dieu.
Complètement donné à sa tâche pastorale, épuisé, il
aura ce mot vers la fin de sa vie : « Qu'il fait bon de
mourir quand on a vécu sur la croix. ». Il est exaucé
le 4 août 1859 quand il meurt à l'âge de 74 ans.
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Année : 1993
Numéro : 2853
Au profit de la Croix Rouge.
L'imagerie de Metz : St Nicolas
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Saint Nicolas
Fête
le 6 décembreNicolas
se trouva orphelin suite à une épidémie de peste.
Évêque de la ville de Myre en Lycie, située dans l'Anatolie
du sud-ouest, près d'Antalya, en Turquie actuelle. Selon
la tradition, il est présent au Ier concile
de Nicée en 325. Il serait décédé un 6 décembre.
Sa vie est remplie d'anecdotes souvent représentées
dans l'iconographie religieuse : ainsi, apprenant qu'un
père n'a pas de quoi fournir une dot de mariage à ses
trois jeunes filles, Nicolas jette de l'argent dans leurs
bas qu'elles avaient mis à sécher sur la cheminée.
Grâce à lui, le père peut assurer le mariage de ses
trois jeunes filles. Il ressuscite aussi trois enfants
qui, étant allés glaner aux champs, avaient été tués
et découpés par un boucher. Il sauve également de la
tempête un bateau portant une cargaison de blé pour la
ville de Myre.
Ses ossements sont conservés dans une église de Myre
jusqu'au XIe siècle. Ils ont la
particularité de suinter une huile sacrée. Cette manne
est connu dans l'Europe du Moyen Âge. Cette célébrité
attire soixante-deux marins venus de Bari, qui volent et
ramenent ces reliques.
C'est un saint très populaire ; il est le patron
des enfants, des étudiants, des enseignants, des marins,
des vitriers, des bouchers, des jeunes filles à marier,
des voyageurs, de la Lorraine et de la Russie. Lors de sa
fête, on distribue parfois des friandises et des cadeaux
aux enfants.
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Année : 1995
Numéro : 2926
La châsse de Saint-Taurin à Evreux
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Saint Taurin
Fête
le 13 aoûtÉvêque
d'Evreux de 350 à 411...
Sa vie est connue par un manuscrit du Xe siècle,
lui-même copie d'un texte du milieu du IXe siècle,
qui fut utilisé par le Grand Archidiacre Boudon en 1694.
Le récit légendaire de la vie de saint Taurin est dû
au moine Déodat, qui l'a écrit selon les critères de l'époque,
mélangeant les sources véridiques aux récits
merveilleux.
Il raconte qu'un ange apparut à Eusticie, sa mère, pour
lui annoncer que l'enfant qu'elle allait mettre au monde
aurait un destin privilégié.
Il a été dit aussi que son parrain aurait été le pape
Clément (88-97), qui l'aurait confié à Denys l'Aréopagite,
évêque d'Athènes au Ier siècle, lui-même
un des premiers disciples de saint Paul. En réalité, l'apostolat
de saint Taurin à Évreux se situe entre 375 et 425,
mais le souci d'assurer une succession apostolique
conduisait parfois à de telles confusions
On place habituellement l'apostolat de Saint Taurin du
commencement du quatrième siècle au milieu du
cinquième ; saint Gaud, successeur de saint Taurin,
occupait le siège épiscopal d'Évreux en 461.
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